© WikiwandLes sapeurs-pompiers d’entreprise de la centrale « Schwarze Pumpe » font confiance à cet extincteur turbo équipé d’un turboréacteur russe Klimow WK-1 et d’un châssis de camion MAN.Les sapeurs-pompiers d’entreprise de la centrale « Schwarze Pumpe » font confiance à cet extincteur turbo équipé d’un turboréacteur russe Klimow WK-1 et d’un châssis de camion MAN.Les Russes aiment ce qui est imposant et tape-à-l’œil. Que ce soit sur la route ou lors d’interventions. C’est pourquoi ils ont inventé l’extincteur turbo, une symbiose entre char et moteur à réaction. De nos jours, les véhicules lourds de lutte contre l’incendie par aérosols font partie de la flotte de bon nombre de corps de sapeurs-pompiers d’entreprise.

Quand ça tourne vraiment mal, il ne faut pas lésiner sur les moyens. Par exemple, lors d’incendies de grande envergure qui ne se laissent pas maîtriser avec des moyens conventionnels. Et c’est exactement ce qui s’est produit dans l’Oural, où les Russes eurent l’idée géniale de monter le turboréacteur d’un avion de chasse sur le châssis d’un char pour éteindre le feu avec une incroyable quantité d’eau et une énorme pression du vent. « L’extincteur turbo » était né !

L’extincteur turbo de « Schwarze Pumpe »

L’un des premiers extincteurs turbo fabriqués hors Russie vit le jour en 1980, à l’institut des sapeurs-pompiers de Heyrothsberge, sur la base d’un camion à traction intégrale ADK-70 et d’un turboréacteur soviétique Klimow WK-1. Deux des véhicules de lutte contre l’incendie ont été mis en service en 1982, par le service des bâtiments industriels du combinat de gaz « Gaskombinat Schwarze Pumpe ». L’un d’eux, désormais installé sur un châssis de camion MAN à cabine fermée, est encore utilisé par les pompiers de la centrale électrique au lignite de Schwarze Pumpe, et rend aussi de grands services dans la lutte contre les incendies de forêt.

© FlickrLe véhicule de lutte contre l’incendie par aérosols « Hurricane », qui fut une expérience onéreuse, est exposé aujourd’hui au Musée des sapeurs-pompiers de Fulda.Le véhicule de lutte contre l’incendie par aérosols « Hurricane », qui fut une expérience onéreuse, est exposé aujourd’hui au Musée des sapeurs-pompiers de Fulda.Big Wind, la star de la guerre du Golfe

En 1990, soit dix ans après les ingénieurs de la RDA, des inventeurs hongrois ont développé « Big Wind », le véhicule sur roues – pardon, sur chenilles – de lutte contre l’incendie par aérosols. Ce monstre télécommandé, créé sur la base d’un char T-34, dispose de pas moins de deux turboréacteurs MIG-21 et de six lances à incendie d’un débit de 830 litres par seconde. Ce qui représente suffisamment de puissance pour avoir pu éteindre la plupart des presque 1 000 puits de pétrole incendiés intentionnellement au Koweït durant la guerre du Golfe (1990 et 1991) ! Ce succès fit la renommée mondiale de l’extincteur turbo « Big Wind ».

Une expérience onéreuse

Ce succès contraria les Russes et les Allemands. En effet, de mai 1991 à juillet 1993, ces derniers ont commandé à l’entreprise nationalisée « Erdöl-Erdgas Gommern », sise à Neubrandenbourg, la construction de « Hurricane », un véhicule de lutte contre l’incendie par gaz doté d’un turboréacteur MIG-21MF et d’un châssis de char T-55A. Mais le développement de cet engin, qui a coûté 750 000 euros de subventions au ministère fédéral pour la culture et la recherche, dura bien trop longtemps. Le véhicule, qui est exposé aujourd’hui au Musée allemand des sapeurs-pompiers à Fulda, reste donc une expérience hors de prix.

© BASFLes sapeurs-pompiers de l’usine BASF de Ludwigshafen disposent de deux extincteurs turbo Zikun, tous équipés de deux turboréacteurs d’Alphajet.Les sapeurs-pompiers de l’usine BASF de Ludwigshafen disposent de deux extincteurs turbo Zikun, tous équipés de deux turboréacteurs d’Alphajet.Plus grand, plus lourd et russe

Pendant ce temps, les Russes continuaient de développer leur extincteur turbo. En 2010, le constructeur Pozhtechnica présenta, au salon Interschutz, le véhicule MRU GVT-150 basé sur une pelle sur chenilles et doté d’un mono turboréacteur. Il peut être commandé depuis la cabine conducteur ou via une télécommande. Encore plus imposant, est le char pompier T-80 développé par la société Omsktransmash. Cet engin pèse 60 tonnes, dispose d’une citerne à eau de 25 000 litres et de lances à incendies ultra puissantes d’une portée de 100 mètres. Quelques exemplaires sont utilisés depuis 2016 par l’armée russe partout où il existe un risque d’explosion. Selon le constructeur, ce véhicule de pompiers, qui est probablement le plus sûr au monde, est en mesure de protéger ses trois membres d’équipage de l’explosion d’une ogive de 152 mm à une distance de seulement cinq mètres.

Véhicule de lutte contre l’incendie par aérosols des sapeurs-pompiers d’entreprise

Les Allemands ne furent pas les seuls à insister, ils construisent de nos jours les meilleurs véhicules de lutte contre l’incendie par aérosols sur camions. Ces engins sont parfaits pour circonscrire les incendies dans l’industrie chimique, pour le refroidissement et le verrouillage d’installations de production, pour condenser les gaz et lors de gros incendies de végétation, c’est pourquoi ils sont très prisés par les sapeurs-pompiers d’entreprise. C’est ainsi que les pompiers de l’usine BASF de Ludwigshafen disposent de deux extincteurs turbo fonctionnant avec des réacteurs d’Alphajet -
un avec et un sans couronne d’orientation à 180 degrés. Les véhicules, dont les lances à eau déversent respectivement jusqu’à 6 000 et 8 000 litres par minute, ont été construits par la société Zikun, qui a également fourni des engins similaires aux sapeurs-pompiers des usines Bayer, BASF Antwerp et Wacker Chemie (Burghausen, Nünchritz et Charlestone/Tennessee USA).

© SkodaLe robot de pompiers LUF 60, construit en Autriche, est utilisé à travers le monde par un grand nombre de corps de sapeurs-pompiers, mais aussi par les sapeurs-pompiers d’entreprise de l’usine automobile de Skoda en République tchèque.Le robot de pompiers LUF 60, construit en Autriche, est utilisé à travers le monde par un grand nombre de corps de sapeurs-pompiers, mais aussi par les sapeurs-pompiers d’entreprise de l’usine automobile de Skoda en République tchèque.Par contre, le véhicule équipant les sapeurs-pompiers de l’entreprise chimique Evonik de Worms est construit différemment. En effet, ces derniers travaillent avec le « Turbo Hydro Jet Box » de Dicosy, proposé pour la première fois en 2015 au salon Interschutz. Sur son site de Rheinfelden, près de Bâle, Evonik, comme d’autres sapeurs-pompiers d’entreprise, fait le choix d’un extincteur turbo Zikun.

Robots de lutte contre l’incendie par aérosols

Les robots télécommandés de lutte contre l’incendie par aérosols, tels que le véhicule de soutien d’extinction LUF60 du constructeur autrichien Rechner, fonctionnent de la même manière que les grands chars anti-incendie. Le LUF60 se déplace sur des chenilles, il diffuse une quantité maximale de 3 000 litres d’eau ou de mousse par minute et projette le mélange à une distance de 90, respectivement de 35 à 70 mètres (selon le type de mousse). Cet engin compact est utilisé par les sapeurs-pompiers d’entreprise et les sapeurs-pompiers publics, tels que les pompiers de la
« Stützpunktfeuerwehr Küssnacht SZ ».

Véhicule de lutte contre l’incendie par aérosols : compact, pour les incendies de forêts et micro

Présenté comme une « arme polyvalente pour les sapeurs-pompiers », le constructeur Magirus a développé, en coopération avec le groupe TechnoAlpin, spécialisé dans les canons à neige, l’AirCore, l’homologue allemand du LUF 60. Construit sur la base d’une turbine haute puissance orientable à 360 degrés et pivotant de –20 à +50 degrés, cet engin d’extinction est disponible en plusieurs modèles : d’une part le modèle avec châssis de fourgonnette (Iveco Daily par exemple), d’autre part « l’AirCore TAF35 » équipé d’un châssis à chenilles et d’un bouclier de déblayage, en plus d’un dispositif de traction ferroviaire spécialement adapté pour les pompiers ferroviaires.

© ConstructeurQuelques chars pompiers T-80, de la société Omsktransmash, sont en service au sein de l’armée russe depuis 2016.  ▼Quelques chars pompiers T-80, de la société Omsktransmash, sont en service au sein de l’armée russe depuis 2016. ▼Le Magirus FireBull, présenté en 2020, a, quant à lui, été spécialement conçu pour la lutte contre les feux de végétation. Basé sur le châssis PowerBully de la société Kässbohrer Geländefahrzeug AG, ce véhicule développe une puissance de 310 CV, a une profondeur de gué de 1,40 mètre, une capacité de montée de 60 pour cent et d’inclinaison de 40 degrés, une citerne d’eau de 10 000 litres et une turbine anti-incendie. Ce qui rend ce véhicule de lutte contre l’incendie par aérosols tellement extraordinaire, c’est sa faible pression au sol de 300 g/cm2 et ce, malgré un poids total maximal de 30 tonnes – ce qui l’empêche de s’enfoncer dans les terrains bourbeux.

Le LUF Micro, le plus petit de ce type d’engins est minuscule comparé au FireBull. Il ne mesure en effet que 1,25 mètre de long, ne pèse que 550 kg, se déplace sur des roues et trouve facilement sa place dans tout tonne-pompe plus grand. Et, il est en mesure de produire 2 000 litres de vapeur d’eau par minute avec une pression de 16 bars et ses lances projettent, rien de moins, que 20 litres à la minute. Le canon d’extinction « Alpha Wolf R1 », développé par la société Alpha Robotics Germany, a pratiquement les mêmes caractéristiques. Il est équipé d’un moteur électrique non polluant et avec ses 15 km/h, il est considéré comme extrêmement rapide et dispose d’une réputation de « couteau suisse » au sein des LUF Micro. Car, en plus d’un canon à eau, ce véhicule de 1,67 mètre de long de 1,23 mètre de large, de 850 kilogramme, doté de 7 caméras (dont 4 à capacité IR) et de 12 projecteurs LED à haute performance, peut en plus être équipé d’un treuil, de supports à griffes, d’un spectromètre Raman et d’un bras robotique.

© EZVLe métier de spécialiste en douane et sécurité des frontières est très diversifié. Effectuer des contrôles de marchandises, comme ici à l’aéroport de Zurich, est l’une des 70 compétences de la formation de base.Le métier de spécialiste en douane et sécurité des frontières est très diversifié. Effectuer des contrôles de marchandises, comme ici à l’aéroport de Zurich, est l’une des 70 compétences de la formation de base.La nouvelle formation de deux ans de « spécialiste en douane et sécurité des frontières » commence en août 2021. Le Gyrophare bleu explique la stratégie, la structure et les contenus de cette formation dédiée à la nouvelle profession.

Il y a près de trois ans, à savoir le 1er janvier 2018, la transformation numérique de l’Administration fédérale des douanes (AFD) a été lancée avec le programme « DaziT ». Depuis cette date, l’AFD fait face à des changements profonds, et cela dans deux domaines. Il est d’une part prévu de moderniser l’environnement informatique en se servant de la numérisation pour simplifier, uniformiser et rendre plus cohérents les processus. D’autre part, l’AFD met l’accent sur son propre développement en tant qu’organisation, visant à devenir l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF).

Ce deuxième pilier de transformation comprend les sept domaines thématiques suivants : « Nouvelle organisation », « Transformation culturelle », « Image unifiée », « Nouvelle stratégie immobilière », « Modernisation des moyens d’intervention », « Révision totale de la loi sur les douanes » et « Nouveau profil professionnel ». Ce dernier point consiste, ni plus ni moins, en la fusion des professions de
« spécialiste de douane » et de « garde-frontière » résultant dans le nouveau profil professionnel de « spécialiste en douane et sécurité des frontières ». Cette intégration, réalisée dans le cadre de « DaziT », était nécessaire du fait du regroupement, au sein du nouveau domaine de direction Opérations, des secteurs opérationnels de la douane et du corps des gardes-frontières. Ces deux processus, à savoir l’unification au niveau de l’organisation et une formation plus approfondie des agents spécialisés qui consiste à effectuer des contrôles à 360 degrés de personnes, de marchandises et de moyens de transport conjointement et non individuellement selon les spécialisations, va permettre au futur OFDF, en sa qualité d’organisation globale, de réagir plus rapidement aux changements de situation et de déployer ses ressources humaines plus efficacement.

Il va de soi que la fusion des anciens profils professionnels engendre un réajustement de la formation. Les travaux de conception sont maintenant terminés et le premier cours de « spécialiste en douane et sécurité des frontières » qui est d’ailleurs complet, débutera en août 2021. Des mesures ciblées de formation continue pour le personnel employé doivent suivre dès 2022.

Structure et durée de la formation

La formation au métier de « spécialiste en douane et sécurité des frontières » dure deux ans, couvre un large champ de compétences et est divisée en deux phases : durant la formation de base, les futures forces d’intervention de l’OFDF apprennent les fondamentaux pour un contrôle efficace des marchandises, des personnes et des moyens de transport. Au cours de la deuxième phase, ils approfondissent leurs connaissances dans l’une des trois spécialisations.

La conception de la formation

© EZVÀ la fin de la formation professionnelle, les spécialistes en douane et sécurité des frontières ont le choix entre plusieurs formations continues. Par exemple être collaborateur auprès de l’Agence FRONTEX.À la fin de la formation professionnelle, les spécialistes en douane et sécurité des frontières ont le choix entre plusieurs formations continues. Par exemple être collaborateur auprès de l’Agence FRONTEX.Comme pour les processus, l’AFD mise, pour la nouvelle formation, sur des méthodes d’enseignement et d’apprentissage modernes, numériques et assistées. En effet, outre l’enseignement de la théorie et de la pratique en classe et la mise en place d’unités d’apprentissage au sein d’équipes régionales de formation, la formation se base également sur des unités d’apprentissage autonome et des outils destinés à l’E-learning. Et puis, les aspirants apprennent également à se servir des nouvelles applications et outils numériques élaborés dans le cadre du DaziT.

Au cœur du concept de formation, se trouve la transmission efficace des compétences professionnelles. C’est dans cet objectif, qu’à l’instar de la réorganisation de la formation des forces de police (voir Gyrophare bleu 03/2020), certaines situations typiques de travail, telles que le contrôle de marchandises dans le cadre du trafic touristique, sont enregistrées en fonction des actions qui en découlent et intégrées dans le contenu de formation requis. La formation de base compte en tout 70 compétences opérationnelles de ce type. Elles font partie de l’apprentissage théorique et surtout pratique, qui doit permettre aux apprenants d’acquérir un excellent savoir-faire et un large éventail de compétences au niveau de leurs engagements. L’application immédiate des acquis dans la pratique étant extrêmement importante, les modules de formation de plusieurs semaines au campus AFD de Liestal ou d’Interlaken alternent avec des engagements pratiques de quatre à cinq semaines au sein d’un team de formation régional. Là, les aspirants sont encadrés et accompagnés par des formateurs professionnels expérimentés et ils mettent en pratique, dans le cadre de l’engagement, les connaissances spécialisées acquises en classe au moyen de modules de formation. Des contrôles de connaissances autonomes et des débriefings avec les formateurs professionnels donnent aux aspirants l’opportunité de vérifier leurs connaissances afin de les améliorer, de les approfondir et de les consolider de manière ciblée.

64 semaines de formation de base

Au cours de la formation de base, les connaissances et compétences couvrant les domaines suivants sont enseignées : « Bases organisationnelles », « Santé », « Compétences sociales et personnelles », « Droit », « Processus et procédure », « Droits de douane », « Analyse des risques », « Criminalistique » et « Sécurité durant l’engagement et intervention ». La formation de base dure 64 semaines. Elle est répartie sur quatre « niveaux de formation » d’une durée respective de 16 semaines. Les niveaux sont passés et achevés les uns après les autres. Le niveau 1 « Reconnaître et adopter le bon comportement », met l’accent sur les fondements du contrôle et de la sécurité. Le niveau 2 porte sur le « Contrôle 360° », le niveau 3 sur « Appliquer les premières mesures » et le niveau 4 est principalement consacré à « Traiter les cas fréquents ». Lorsque les quatre niveaux sont achevés avec succès, les nouvelles forces d’intervention sont assermentées et reçoivent leur premier certificat.

Spécialisation

Après la formation de base, les aspirants prêts à un engagement vont se spécialiser dans l’un des trois domaines, à savoir le contrôle des « marchandises », des « personnes » ou des « moyens de transport ». Cette deuxième phase de formation est conçue par modules. Il convient en effet d’achever deux modules de spécialisation. Après la phase de spécialisation, qui permet d’acquérir entre 6 et 12 compétences supplémentaires selon le domaine choisi, il est prévu de passer un examen professionnel débouchant sur le brevet fédéral de « spécialiste en douane et sécurité des frontières ».

Formation continue et évolution

Au terme des deux ans de formation professionnelle, les diplômés ont accès à diverses formations continues. Par exemple comme conducteur de chien, Air-Marshal, contrôleur d’entreprises, formateur au Campus de l’AFD, formateur professionnel, conseiller en documents, enquêteur au sein des Poursuites pénales et au sein du commando d’engagement mobile ou encore comme spécialiste de la vérification des véhicules, des engagements en hélicoptère et des données biométriques.

© pixarno, Adobe StockLa Gendarmerie et la Police nationale française vont être équipées de nouveaux appareils mobiles de Crosscall.La Gendarmerie et la Police nationale française vont être équipées de nouveaux appareils mobiles de Crosscall.Les Français mettent en œuvre ce dont nos politiques ne se lassent pas de discuter, à savoir des solutions nationales ! Pendant les quatre années à venir, la Gendarmerie et la Police nationale misent sur une solution purement française en matière d’appareils mobiles fournis par Crosscall et Orange Business Services.

Vous vous souvenez ? Du fait de la pandémie et des problèmes d’approvisionnement qu’elle a engendré dans tous les types de secteurs, de nombreuses voix se sont élevées ces derniers mois pour demander à ce que la Suisse veille dorénavant plus fortement à son indépendance vis-à-vis de l’étranger et qu’elle développe et construise les produits et technologies essentiels dans un cadre national. Lors d’un récent appel d’offres émis par le Ministère de l’intérieur français, la France a donné l’exemple en ce sens. En effet, il a été décidéque deux fournisseurs nationaux, en l’occurrence Crosscall et Orange Business Services, prennent en charge l’approvisionnement des forces d’intervention de la Gendarmerie et de la Police nationale durant les quatre années à venir. Jusqu’à présent, cette confiance avait été accordée aux équipements du constructeur japonais Sony.

Crosscall à la place de Sony

Dès le mois de novembre 2021 et jusqu’en 2024, Crosscall, entreprise spécialisée dans les smartphones et tablettes résistants, fournira plus de 220 000 terminaux équipés des applications correspondantes. L’opérateur, Orange Business Services, quant à lui, s’occupera de la mise en réseau, sécurisée, rapide et qualitative des appareils.

D’après Crosscall, ce furent notamment « la compatibilité avec les normes de la radiocommunication mobile privée, respectivement de la sécurité publique, ainsi que la robustesse, la longévité et l’endurance des terminaux » qui ont permis de remporter le marché, sans oublier le respect des conditions d’utilisation très rigoureuses que la police française avait formulées en amont de manière détaillée dans un cahier des charges de près de 500 pages.

© fabricantLes smartphones de la série CORE-X4 sont étanches aux liquides, résistants aux chocs et disposent de l’interface ronde et magnétique X-LINK typique sur le dos de l’appareil.Les smartphones de la série CORE-X4 sont étanches aux liquides, résistants aux chocs et disposent de l’interface ronde et magnétique X-LINK typique sur le dos de l’appareil.Des appareils résistants, un réseau fiable

Plus concrètement, les forces d’inter­vention françaises seront dotées de 200 000 smartphones optimisés de type CORE-X4 Neo et de 20 000 tablettes de type CORE-T4 NEO de Crosscall pour satisfaire aux exigences particulières des forces de sécurité. Tous les terminaux sont équipés de cartes SIM Orange spécifiques et sont compatibles avec la solution PC STORM. Les forces d’intervention sont ainsi assurées de bénéficier de mécanismes de priorisation et de préemption en faveur d’une sécurité et d’une fiabilité maximales des communications, même en cas de très forte fréquentation, voire d’encombre­ment des réseaux mobiles locaux.

Plus de 60 applications

Lors d’interventions mobiles, les nouveaux terminaux donnent la possibilité aux policiers et gendarmes d’utiliser, en temps réel, des solutions de communication de groupe enrichie « Push-to-X » (voix, texte, photo, vidéo). Ils ont par ailleurs accès à plus de soixante applications spécifiques à leur activité ainsi qu’aux banques de données qui y sont reliées, notamment pour la vérification en temps réel de la véracité et validité des permis de conduire. Les policiers et gendarmes seront également en mesure d’établir des rapports officiels. Une nouvelle solution de travail mobile est par ailleurs testée pour permettre aux utilisateurs de se servir des appareils mobiles avec des écrans passifs à la place de l’ordinateur.

Renforcés et sécurisés

© fabricantLa tablette de la série CORE-T4 de Crosscall a été développée pour une utilisation dans des conditions extrêmes et dispose d’un géo-positionnement par satellite de la dernière génération.La tablette de la série CORE-T4 de Crosscall a été développée pour une utilisation dans des conditions extrêmes et dispose d’un géo-positionnement par satellite de la dernière génération.Les terminaux développés par Crosscall ne possèdent pas de coque de protection supplémentaire pour les protéger des chocs, de la poussière et des chutes selon la norme MIL STD 810G, ils sont étanches (IP68) et équipés de batteries de grande autonomie. L’écran renforcé avec du Gorilla Glass se laisse manipuler même sous la pluie, sous l’eau et avec des gants. Le système d’exploitation est une solution « Google Android Open Source Project », sans overlay du constructeur ou de l’opérateur. Le Ministère de l’intérieur français installe ainsi son propre overlay de sécurité sur le système Android apuré. L’opérateur des systèmes d’information interministériels classifiés (OSIIC), une entité du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) en est le développeur. L’objectif est de crypter l’ensemble de la communication et de sécuriser toutes les applications mobiles ainsi que la totalité des données stockées sur le terminal.

Le système magnétique est pratique

La fixation magnétique X-Link, située sur le dos de l’appareil, est typique à Crosscall et particulièrement ingénieuse. Grâce à elle et aux adaptateurs correspondants, le terminal se fixe n’importe où, que ce soit au bureau, dans la voiture, sur la sangle de bras ou de poitrine ou sur un trépied. De plus, la fixation X-Link est une interface permettant la charge par induction de la batterie et le transfert rapide des données.

© Jörg RothweilerRaphael Londero avec les éléments de construction de la suspension pneumatique. Chaque partie est testée individuellement, scellée et montée avec des outils étalonnés.Raphael Londero avec les éléments de construction de la suspension pneumatique. Chaque partie est testée individuellement, scellée et montée avec des outils étalonnés.Il y a huit ans, Raphael Londero s’établit à son compte dans le secteur de la construction de véhicules spéciaux. Londero GmbH, l’entreprise commerciale qui au départ comptait 2 personnes est qui est aujourd’hui forte de 15 collaborateurs, s’est depuis spécialisée dans le développement, la construction et les solutions de produits innovants, et a obtenu une certification GRA.

Dans la zone industrielle de Volketswil ZH, un grand bâtiment de près de 1 500 mètres carrés abrite des ambulances et des véhicules de pompiers alignés en rangs serrés, qui permettent d’observer la transformation d’une caisse en blanc en un véhicule pour forces d’intervention d’urgence. Les étapes, qui sont aussi multiples que complexes, sont toutes surveillées avec une grande attention par le fondateur de l’entreprise.

De fait, l’entrepreneur de 41 ans est un perfectionniste qui se consacre depuis près de vingt ans à des véhicules d’intervention. D’abord ambulancier ES de profession en mission dans les ambulances, il entra ensuite en fonction auprès des services de secours de Winterthour comme chef de section, où, durant une dizaine d’années, il était responsable de l’acquisition des véhicules appropriés. Depuis qu’il reprit en 2013 la représentation, en Suisse, de l’entreprise System Strobel des mains de Willy Bertolaso, Raphael ­Londero est à son compte et va toujours de l’avant, comme il nous l’explique : « Mon plan était tout d’abord d’exercer une activité uniquement commerciale. Mais je me suis vite rendu compte que les systèmes que je vendais possédaient un énorme potentiel d’optimisation. J’ai donc décidé de l’exploiter afin d’offrir des véhicules sûrs et pensés dans les moindres détails. »

Suspension pneumatique certifiée GRA

© Jörg RothweilerLe nouveau panneau de plafond de la cellule sanitaire, pour le système de climatisation à l’arrêt.Le nouveau panneau de plafond de la cellule sanitaire, pour le système de climatisation à l’arrêt.Le meilleur exemple est la suspension pneumatique maison : « Lorsqu’il y a deux ans, j’ai repris ce système d’un fabricant allemand, ce n’était pas plus qu’une idée géniale, une conception porteuse d’avenir mais pas pensée jusqu’au bout », expose Raphael Londero. « Le réservoir d’air comprimé était menacé de corrosion, la programmation était trop complexe et la connexion au véhicule était compliquée et propice aux erreurs en raison de la technologie 24 volts. » D’un autre côté, les clients que Raphael Londero sélectionnait pour leur permettre de tester le système étaient époustouflés par l’efficacité de cette suspension pneumatique. « Les éloges unanimes des clients potentiels m’ont poussé à développer ce système de suspension pneumatique – qui en était encore au stade de concept – dans le but de le commercialiser », déclare Raphael Londero.

Avec l’aide de deux ingénieurs, de spécialistes externes et de conseillers, Raphael Londero se mit au travail. Aujourd’hui, à peine 18 mois plus tard, il pointe du doigt l’essieu arrière d’une ambulance en cours de construction et affirme : « Voilà actuellement la meilleure suspension pneumatique pour véhicules d’intervention et spéciaux sur le marché ! Son fonctionnement est progressif, avec des manchons pneumatiques commandés individuellement et en respectant de nombreux paramètres liés aux caractéristiques physiques de la conduite tels que la vitesse, l’angle de braquage ou l’inclinaison du véhicule, pour ne citer que ceux-là. À vitesse réduite, la suspension réagit extrêmement souplement en agglomération, où les routes sont plutôt cahoteuses, ou sur des surfaces non stabilisées. Mais plus la vitesse augmente, plus elle réagit fermement, ce qui évite les mouvements de tangage de l’habitacle. Grâce à la correction de niveau, le véhicule maîtrise les virages avec brio, les pneus surchauffent et s’usent moins et la position allongée des patients est mieux stabilisée et donc plus sécurisée. »

La suspension pneumatique étant une composante du châssis, elle doit répondre aux nombreuses exigences légales et réglementaires. C’est pourquoi Raphael Londero fit, à cet effet, une demande de certification GRA (GRA = exigences soumises à autorisation) auprès du KBA, le service central allemand d’immatriculation des véhicules automobiles et il est, pour l’instant, le seul à en disposer en Suisse dans le secteur des AOSS, fait-il remarquer. De plus, quant à l’aptitude à la conduite des suspensions pneumatiques, les essais rigoureux sur route, effectués en juin 2021 au centre FAKT à Sennwald, ont été plus que concluants, déclare Raphael Londero qui est confiant de réussir les tests CEM et EC-10 prévus à l’été 2021.

L’électronique domine la mécanique

Afin que la suspension pneumatique puisse faire jouer pleinement ses qualités, elle est équipée d’un système de commande ultramoderne. Pour la connexion à l’électronique du véhicule, Raphael Londero s’appuie sur une étroite collaboration avec les constructeurs automobiles. « Avec Mercedes-Benz, il nous a été possible de nous entendre afin de bénéficier d’un accès direct sur la programmation », indique Raphael Londero. C’est là une solution idéale – efficace, rapide et durable. Mais cela est également réalisable avec d’autres constructeurs. En effet, Raphael Londero met à la disposition de leurs développeurs les composants logiciels nécessaires et reçoit en retour une programmation adaptée au véhicule « par le département de développement ».

Plus qu’une suspension pneumatique

© Jörg RothweilerL’écran d’information en série, dont est équipé le poste de conduite, est déplacé vers le bas et remplacé par l’écran principal du véhicule d’intervention.L’écran d’information en série, dont est équipé le poste de conduite, est déplacé vers le bas et remplacé par l’écran principal du véhicule d’intervention.Le développement de la suspension pneumatique a généré une augmentation sensible des effectifs chez Londero GmbH. « En 2018, nous étions à deux, aujourd’hui nous sommes 15 collaborateurs, la plupart hautement spécialisés, et à partir du mois d’août, quatre apprentis nous rejoindront. Nous faisons justement un bond en avant en matière de possibilités et nous avons déjà pu réaliser diverses idées et solutions de grande qualité », déclare Raphael Londero en nous menant à une ambulance en construction destinée aux services de secours de Winterthour.

« Ce que vous voyez ici », explique Raphael Londero en désignant une console fixée au plafond de la cellule sanitaire pour les patients, « est une unité de climatisation que nous avons conçue nous-mêmes et qui sert à climatiser cet espace dédié avec une efficacité accrue et un flux d’air presque imperceptible. » Puis, il montre les poignées de portières équipées de LED allumées : « Voici notre système électrique de fermeture de porte coulissante, que nous proposons pour tous les types de portières. » Et il nous présente le nouveau contrôle d’accès, dont les propriétés innovantes permettent de verrouiller/déverrouiller et de mettre en marche le véhicule au moyen du badge du collaborateur. « L’accès au véhicule et à tout ce qui se trouve derrière les portes latérales, comme l’armoire à médicaments, est exclusivement réservé aux personnes autorisées », explique Raphael Londero.

D’autres fonctionnalités originales sont le compartiment de rangement extérieur et étanche situé dans le bas de caisse, les marchepieds latéraux électriques et un plancher antidérapant pouvant être désinfecté. « Il est peint et disponible dans la plupart des couleurs RAL », fait remarquer Raphael Londero et indique, par la fenêtre de la cellule sanitaire, deux grands écrans situés au centre du tableau de bord : « Une autre spécialité de la maison. Nous transposons l’écran du système d’information d’origine vers le bas et intégrons, à la place, l’écran pour la commande des systèmes d’intervention. Cela permet au conducteur d’avoir un affichage complet de toutes les informations pertinentes, cette visualisation optimale est forcément profitable à la sécurité. »

Ce sont ces détails, parmi tant d’autres, qui illustrent à quel point Raphael Londero comprend les besoins des services d’urgence - et les concrétise en solutions. L’avenir nous dira si elles auront la chance qu’elles méritent sur le marché. Les expériences passées montrent en effet que les innovations pionnières connaissent des échecs répétés parce qu’elles passent à travers la « grille de l’habituel », qui est bien souvent fondée sur des connaissances dépassées et qui est à la base de nombreuses soumissions. C’est pourquoi les organisations d’intervention d’urgence ont tout intérêt à faire en sorte que les personnes et les services en charge des achats et des appels d’offres soient toujours au courant des dernières technologies et solutions.

© Jörg RothweilerMonique Haas-Fischer et Daniel Haas nous expliquent les fonctions centrales du logiciel standard «E3».Monique Haas-Fischer et Daniel Haas nous expliquent les fonctions centrales du logiciel standard «E3».Les forces d’intervention d’urgence sont en mission 24h/24, mais ne savent pas toujours où et quand elles sont sollicitées. Et pourtant, en cas de besoin, elles sont sur place en quelques minutes. Pour garantir un parfait fonctionnement, il est essentiel d’avoir une bonne planification. De nombreux services d’urgence font ainsi confiance au logiciel « E3 » de la société spécialisée de Bâle, « Ethelred AG ».

En Suisse et dans les pays voisins, des centaines de sociétés avec des milliers de collaborateurs ainsi que d’innombrables institutions d’intervention d’urgence font confiance au logiciel de gestion des ressources humaines « E3 » de la société suisse Ethelred AG. Issue, il y a 35 ans, de la société Haas + Wollmann, fondée elle-même il y a 40 ans, Ethelred AG compte aujourd’hui 25 salariés. Elle s’est spécialisée dans le développement de logiciels standard pour la planification des ressources humaines et opérationnelles, la saisie du temps de travail et des tâches, la gestion de la formation et de la qualité ainsi que la gestion des données opérationnelles et des accès.

Un concept modulaire pour une flexibilité maximale

Les experts s’accordent tous pour dire que le logiciel standard développé par Ethelred, disponible en plusieurs langues et utilisable tant de manière fixe que mobile, est l’une des meilleures solutions sur le marché. D’après Daniel Haas, responsable du développement et directeur, il existe pour cela plusieurs raisons : « Nous disposons, d’une part, d’une expérience de quatre décennies dans le développement, ainsi que de centaines de projets clients sur lesquels nous pouvons nous appuyer. Et d’autre part, notre qualité d’entreprise familiale nous permet d’être très flexibles et de réaliser nous-mêmes les souhaits des clients. Mais, surtout, nous avons dès le début privilégié le concept modulaire. En effet, toutes les fonctions, y compris celles que nous développons à la demande du client, sont réalisées sous forme d’extensions entièrement intégrées au logiciel standard. Nous sommes ainsi en mesure de proposer des solutions sur mesure pour tous les besoins, sans développements individuels coûteux. »

Ultra-flexible, évolutif et prêt pour l’avenir

Et c’est justement la dernière qualité qui profite aux forces de police, aux corps de sapeurs-pompiers, aux organisations de sauvetage et de sécurité, souligne Monique Haas-Fischer, directrice administrative d’Ethelred AG : « Les forces d’intervention d’urgence ont besoin de solutions personnalisées. Avec ‹ E3 ›, nous pouvons même tenir compte des besoins les plus spécifiques formulés par les organisations d’intervention. Sans oublier que ‹ E3 › peut être en tout temps aménagé pour répondre aux nouvelles exigences. C’est ainsi que les forces d’intervention d’urgence bénéficient de solutions individuelles qui évoluent, garantissant une sécurité de l’investissement réalisé pour l’avenir. »

S’y rajoute que le logiciel standard « E3 », intégralement paramétrable et pouvant être mis en œuvre sur une grande variété de plates-formes, convient pour quasiment tous les modèles institutionnels, fait remarquer Daniel Haas : « Notre logiciel est utilisé dans les commerces, la gastronomie, l’industrie, les services de santé, les administrations et les organisations d’intervention d’urgence. Avec chaque projet que nous réalisons, nous enrichissons notre gamme modulaire de solutions. Cela explique pourquoi < E3 > est le logiciel idéal pour relever tous les défis et pour les organisations de toutes tailles, qu’elles aient quelques douzaines ou milliers de salariés. »

Aussi varié que les missions

Selon Monique Haas-Fischer, les organisations d’intervention d’urgence ont essentiellement besoin de modules de planification du personnel et des missions. Le premier module permet de gérer le planning de l’ensemble du personnel, notamment les horaires de service et d’équipe, y incluant les véhicules et autres équipements d’intervention. Le deuxième module est dédié à la planification détaillée d’événements, tels que les manifestations, les événements majeurs ou les réceptions d’État. Les plans de service, d’équipe, de journée et d’intervention sont déroulés sur les terminaux mobiles des collaborateurs via « E3 Web » afin que ces derniers soient à tout moment informés des différents événements prévus et des missions qui leur sont assignées, ainsi que l’heure et l’endroit.

Grâce à l’intégration complète des modules de saisie du temps de présence et des tâches, l’activité réalisée est également renseignée dans « E3 », et cela dans le respect de la réglementation. « Il est ainsi possible de comptabiliser et de facturer correctement les services de piquet, d’urgence ou spéciaux », déclare Daniel Haas et renvoie au module de gestion des absences également dédié à l’administration des absences dues à la maladie, aux congés ou aux formations de base et continue. « Les forces d’intervention d’urgence, qui sont tenues de constamment actualiser leurs connaissances et leurs compétences, ont un produit particulièrement intéressant à leur disposition, à savoir le module de gestion de la qualité et de la formation. Avec cet outil, elles sont en mesure de planifier les cours, stages ou formations réguliers ou encore exceptionnels et de gérer les qualifications correspondantes. Les formateurs, quant à eux, peuvent élaborer des cours et identifier puis contacter les collaborateurs éligibles. Ceux qui sont sélectionnés peuvent voir ce pour quoi ils ont été choisis avant de s’inscrire directement via leur appareil mobile. L’absence planifiée qui en résulte est ensuite immédiatement visualisée dans le plan des missions et comptabilisée dans la saisie du temps de travail – et puis, après avoir suivi avec succès le cours, le collaborateur se voit automatiquement attribuer la qualification correspondante. Sur la plate-forme ‹ E3 ›, l’ad­mi­nis­tration est simultanément informée du statut de chaque cours et du budget auquel ces coûts éventuels sont à
affecter. »

Un contrôle d’accès intégré

« De nombreux clients, y compris du secteur des secours, se servent de notre module de contrôle d’accès », précise Monique Haas-Fischer. « Avec ce produit, ainsi qu’avec les terminaux de Dormakaba, PCS et Datafox que nous commercialisons, avec notre module de connexion de terminaux ‹ E3-Comm › et avec les supports d’identification tels que Legic, les porte-clés ou encore les cartes à puce, tous les accès possibles et inimaginables, tels que les portes, portails, barrières ou ascenseurs peuvent faire l’objet d’une surveillance et l’ensemble des accès peuvent être saisis et contrôlés. »

Flexibilité temporelle et orientation vers les événements

Une particularité centrale de « E3 » est la possibilité de se déplacer librement sur une échelle de temps. Il est ainsi tout à fait possible – à condition que les autorisations correspondantes soient attribuées – d’effectuer non seulement des corrections rétroactives au niveau des données, mais aussi de réaliser des simulations et des optimisations prévisionnelles. Les enregistrements sont alors exécutés de manière automatique et appropriée pour un audit, ainsi que – le cas échéant – pour les enregistrements automatiques des corrections effectuées dans les systèmes périphériques connectés via des interfaces modulaires, tels que SAP, ­POLIS ou le système de contrôle de mission respectif.

« Ainsi, les planifications d’interventions, d’équipes, de services, d’absences et autres, sont également rectifiables rétroactivement, sachant que toutes les corrections ultérieures sont réalisées dans les décomptes sans aide manuelle », explique Daniel Haas.

Afin de favoriser une meilleure utilisation intuitive, « E3 » est conçu de manière à être axé sur les événements. Les utilisateurs « travaillent » ainsi avec des événements et non des données abstraites. En se basant sur les règlements définis, le système calcule alors les paramètres temps et coûts qui y sont liés et qui font l’objet d’un décompte. « Cela permet d’augmenter l’exactitude des données et, par là même, la qualité du reporting pour lequel des listes standard et des générateurs de listes, mais aussi des requêtes directes au moyen d’assistants de requête ou de langage script (entreposage de données) sont disponibles », explique Monique Haas-Fischer.

Conclusion

Le nombre impressionnant d’organisations d’intervention d’urgence qui se servent déjà de ce logiciel standard « E3 » n’étonne pas plus que cela. On pourrait plutôt se demander pourquoi ils ne l’utilisent pas tous. Il s’agit tout d’abord d’un produit développé entièrement en Suisse. Ensuite, il convient de dire que, grâce à la modularité de sa conception, la solution s’adapte de manière polyvalente aux besoins et exigences des autorités et organisations chargées du sauvetage et de la sécurité. Et pour finir, le logiciel standard est compatible avec pratiquement chaque système et combine une planification efficace du personnel et des interventions avec une gamme complète de possibilités en matière de saisie du temps de travail et de tâches, sans oublier le contrôle d’accès et autres missions. Toutes ces caractéristiques offrent plus de sécurité et d’efficience ainsi qu’une augmentation significative de la qualité due aux calculs automatisés des données qui sont basés sur des règles, et aux autorisations basées sur des rôles. Grâce à un large éventail d’interfaces permettant de se connecter à des systèmes environnants de niveau supérieur et inférieur, « E3 » automatise et spécifie les activités répétitives et permet de créer des reportings complets - au bénéfice de processus allégés et d’un contrôle plus efficace de la qualité et de la planification.

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