Les formations réalistes au tir, les entraînements tactiques et la mise en œuvre de différents scénarios proches de la réalité sont essentiels pour les forces de sécurité officielles et institutionnelles. Sur Enforce Tac, différentes nouveautés ont été présentées à ce sujet.

© Jörg RothweilerLe simulateur laser de duels SimGun se compose d’une unité de corps et unité de tête équipées de détecteurs laser et d’un module laser compatible avec tous les rails Picatinny, ici sur un B&T APC9.Le simulateur laser de duels SimGun se compose d’une unité de corps et unité de tête équipées de détecteurs laser et d’un module laser compatible avec tous les rails Picatinny, ici sur un B&T APC9.

Notre société est en mutation. L’évolution démographique, le terrorisme et une violence en forte croissance sont des défis auxquels les forces de sécurité doivent s’adapter – et qui impliquent de nouvelles approches en matière de formation et d’entraînement. L’industrie en a pris conscience – et a développé de nouveaux outils de formation.

SimGun : nouveau simulateur laser de duels

Les systèmes de simulation laser de duels comme « Gladiator » de Ruag ou le système américain « MILES » font partie depuis trois décennies de la formation au tir tactique dans de nombreux pays. Aujourd’hui, SimGun de Götzis, Vorarlberg, présente un système censé offrir un réalisme encore plus important. Tout d’abord, il utilise un laser avec une longueur d’onde de 930 nm au lieu des 905 nm habituels. Avantage : les détecteurs laser sont plus fiables sous les rayons du soleil. Deuxièmement, le système propose une « indication physique d’impact » : en cas de « tir dans le mille », des électrodes placées sur la peau émettent une faible décharge électrique qui ne manquent pas de faire tressaillir le « tireur ».

L’idée sous-jacente : lorsqu’un « tir dans le mille » entraîne une gêne physique, les stagiaires prennent la formation plus au sérieux.  De plus, la « peur du tir dans le mille » fait aussi augmenter la tension, la fréquence respiratoire et l’adrénaline, ce qui conduit notamment à une vision tubulaire plus réaliste.

La troisième particularité réside dans le système de simulation de recul : à partir d’une cartouche située dans le chargeur, du gaz propane est introduit dans un cylindre qui s’enflamme électriquement lorsque la gâchette est appuyée. Le cylindre avance et recule rapidement, simulant ainsi grâce à son poids le mouvement d’un tir avec une arme réelle.  Le « nombre de tirs » est enregistré et le tireur doit changer de cartouche en conséquence. Les cartouches partiellement vides peuvent être réutilisées et tirées à vide.

Composé d'unités laser compactes pour armes d’épaule et armes de poing, de détecteurs à 360 degrés pour la tête et le corps ainsi que d'une station de base avec PC et logiciel, le système existant est distribué au niveau international et utilisé par les forces de sécurité officielles à des fins d'entraînement tactique.

 

© Jörg Rothweiler Eliane Müller et Theodor Kromer de Kromer Print AG, encadrés par quelques « camarades en carton » grandeur nature et très naturels de la nouvelle série des « Tactical Targets BER ».Eliane Müller et Theodor Kromer de Kromer Print AG, encadrés par quelques « camarades en carton » grandeur nature et très naturels de la nouvelle série des « Tactical Targets BER ».

Kromer Print : un plus grand nombre de cibles tactiques grandeur nature

« Tactical Targets » (cibles tactiques) réalistes et grandeur nature de Kromer Print AG est un produit de niche très efficace pour la formation au tir. Les cibles ont été développées en collaboration et à l'initiative d'Anton Anker, propriétaire du groupe AATS et ancien membre de la police cantonale de Berne. Depuis 2016, elles sont utilisées par différentes unités spéciales d’intervention et corps suisses. Les cibles permettent de représenter de nombreux scénarios, des sujets comme Amok, la violence domestique, des cambriolages, des prises d’otages et des interventions du quotidien.

La deuxième génération des « Tactical Targets BER » a été présentée lors de l’Enforce Tac 2019. « Nous avons tenu compte des motivations et des exigences concrètes des utilisateurs et ainsi élargi la palette des scénarios et des thèmes – allant jusqu’à une attaque par un chien », explique Eliane Müller. Le président du CA Theodor Kromer souligne en passant un détail intéressant : « Sur la base du volontariat, les collaborateurs de Kromer Print AG se sont engagés en tant que modèles. Ils connaissant parfaitement l‘utilisation des cibles pour les forces de sécurité et ils ont été ravis de s’impliquer activement ».

© Swiss Defense SolutionsLe système « Alpha » de Swiss Defense Solutions est un piège à balles compact et mobile de 800 kg, également capable d’amortir des projectiles d'armes d’épaule et des tirs obliques jusqu’à un angle de 45°.Le système « Alpha » de Swiss Defense Solutions est un piège à balles compact et mobile de 800 kg, également capable d’amortir des projectiles d'armes d’épaule et des tirs obliques jusqu’à un angle de 45°.Swiss Defense Solutions : des pièges à balles mobiles

Domiciliée dans la commune de Faoug / Vaud et soutenue par les pouvoirs publics, la société Swiss Defence Solutions a participé pour la première fois à l’Enforce Tac 2019. Elle y a présenté son système « Alpha », un piège à balle mobile de 800 kg. En association avec le système « Charlie », un champ de tir composé de conteneurs, il sera possible de pratiquer un entraînement réaliste à 360 degrés. Selon Gédale Senato, associé de SDS, le piège à balles peut résister à des projectiles jusqu'au calibre .338 Lapua Magnum et amortir des tirs obliques jusqu'à un angle de 45°. Il ne demande que trois minutes d’entretien tous les 1 000 tirs. Les projectiles recueillis tombent dans un tiroir en bas du piège à balles, ils se retirent et s'éliminent en conséquence très facilement. Selon Senato, une école de police suisse s'est récemment intéressée à la construction d’un centre d’entraînement à 360 degrés avec des composants de SDS.

D Fence International AG : des stands de tir mobiles

© D Fence International AGAnimation du stand de tir « Shotmasdr » actuellement en cours de construction, prévu pour une semi-remorque de camion.Animation du stand de tir « Shotmasdr » actuellement en cours de construction, prévu pour une semi-remorque de camion.

Edgar Zollinger souhaite faire l’ensemble des stands de tir mobiles avec « Shotmasdr ». Il s'agit d’un stand de tir compact et modulaire pour les armes à feu portatives qui peut « s’installer dans tous les contenants, d’un conteneur à une maison en passant par une semi-remorque », insiste Zollinger. Cela offre des possibilités d’entraînement dans des endroits qui auraient été inenvisageables avant, pour des raisons de place ou pour des raisons de coûts. Leur construction, exploitation et maintenance est présentée comme nettement moins coûteuse que pour des installations indoor conventionnelles, les menaces pour la santé des tireurs sont sensiblement réduites. De plus, le stand offre une multitude de possibilités avec une cible animée et un indicateur d’impact numérique, également grâce à des séquences de film interactives. La première installation est en cours - dans une semi-remorque de camion. « Elle servira d’exemple mobile dans laquelle les personnes intéressées pourront tester les avantages en live », explique Zollinger.

 

A la mi-juin, les traditionnelles journées des autorités de B&T, qui ont lieu tous les deux ans, ont attiré plusieurs centaines de visiteurs en provenance des autorités et organisations chargées du sauvetage et de la sécurité (AOSS), mais également de l’armée ainsi que des experts en matière de sécurité de la Suisse et de l’étranger. Tous les deux ans, le fabricant d’armes de Thoune convie aux «...
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