Les drones sont petits, économiques, performants et polyvalents. Les drones ne se retrouvent jamais bloqués dans les embouteillages. Les drones ont toujours une vue globale. C’est pourquoi ce sont des assistants parfaits pour les organisations sanitaires.

© Jörg RothweilerJarl Eirik Straume, directeur des « systèmes aériens nouveaux » de FLIR et ancien vice-président de Prox Dynamics, a présenté sur Enforce Tac la troisième génération des « Black Hornet », initialement développés pour l’armée, mais également utilisés en Norvège par les sapeurs-pompiers.Jarl Eirik Straume, directeur des « systèmes aériens nouveaux » de FLIR et ancien vice-président de Prox Dynamics, a présenté sur Enforce Tac la troisième génération des « Black Hornet », initialement développés pour l’armée, mais également utilisés en Norvège par les sapeurs-pompiers.

Le grand rendez-vous d’information sur les drones et les technologies nouvelles et instruments de sécurité « U.T. sec » a eu lieu à Nuremberg dans le cadre du salon Enforce Tac 2019. Sur place, dans le cadre d'ateliers, les organisations sanitaires ont abordé des questions juridiques, techniques et tactiques relatives aux missions des drones.

Des drones pour les pompiers professionnels

La présentation de Jörg Urban, responsable des services techniques des pompiers professionnels de BASF à Ludwigs­hafen, a été particulièrement intéressante. Depuis 2009, il fait confiance aux drones qui rendent de nombreux services sur le site pétrochimique de dix kilomètres sur trois de BASF. « Parmi les 200 pompiers professionnels, nous avons formé dix pilotes de drones et nous utilisons des drones pour proposer des services à l’entreprise », explique Urban. Les drones contrôlent par exemple plusieurs centaines de kilomètres de canalisations et ils inspectent les détentes de gaz, les cheminées et – équipés d’une cage spéciale – l'intérieur d'immenses réservoirs de stockage. « Nous économisons ainsi beaucoup d'argent, car nous n'avons pas d'échafaudages ou de grues à installer. D'ailleurs, les contrôles effectués par des drones sont beaucoup plus rapides et efficaces », ajoute Urban convaincu. En amont, lui et son équipe avaient réalisé des évaluations des risques complètes qui ont débouché sur un règlement clair. Les interventions de drones sont devenues une routine chez BASF et chacun est convaincu des avantages qu’ils apportent. Un système d'analyse d'images automatisé doit prochainement améliorer et accélérer le traitement des données. Selon Urban, il est possible d’effectuer des vols d'inspection à des intervalles plus courts et les travaux de prévention sont encore plus intenses.

Drones hautes performances spécifiques pour les services d’intervention

Sur le stand de Red Rock Switzerland AG de Ganterschwil, le Mavic 2 Enterprise développé spécialement pour les services d'intervention a été présenté par le plus grand fabricant de drones du monde DJI. Il est modulaire et il peut être agrémenté de nombreux accessoires. Par exemple de projecteurs d’une puissance de 2 400 lumens, d’un haut-parleur (jusqu’à 100 décibels à un mètre de distance), d’un voyant anticollision ainsi que d’une caméra de 12 mégapixels avec zoom optique x2 et zoom numérique x3. La caméra est installée sur un support 3 axes, la mémoire interne de 24 GB est protégée par un mot de passe. Conçu comme un modèle « double », le drone est équipé d’une combinaison de caméra de lumière visible et de caméra thermique FLIR. Il peut ainsi voler la nuit, dans le brouillard ou à travers la fumée. La durée maximale de vol indiquée par le constructeur est de 31 minutes et la vitesse maximale de 72 km/h. Les drones peuvent être commandés jusqu’à une distance de huit kilomètres. Pour le transport, il se range avec ses accessoires dans une valise spéciale qui le protège parfaitement.

© Jörg RothweilerThomas Wodrig, DRK Wasserwacht du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, avec le drone-balise de sauvetage qu’il a développé lui-même.Thomas Wodrig, DRK Wasserwacht du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, avec le drone-balise de sauvetage qu’il a développé lui-même.Des drones pour les opérations de sauvetages aquatiques

Les réalisations de Thomas Wodrig du DRK Wasserwacht du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale ont également été passionnantes. Avec un grand esprit d’initiative, un drone a été développé pour venir au secours de nageurs ou d’amateurs de sports nautiques en détresse – en moins de 40 secondes en moyenne. Pour comparaison : un bateau de sauvetage qui partirait au même moment qu’un drone prendrait environ quatre minutes en moyenne avant d’atteindre les victimes. « À l’origine, l’idée vient de Dubaï. Nous avons adapté la technologie à nos besoins et à notre budget et nous avons passé les certifications officielles. Nous couvrons aujourd’hui avec 18 drones la côte baltique ainsi que de nombreuses eaux intérieures dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale », explique Wodrig. Nous n’avons eu à ce jour que deux cas d’urgence depuis le début du projet il y a trois ans. Cependant, dans ces deux cas, les drones ont été tout aussi utiles que dans les innombrables missions de recherche d’amateurs de sports nautiques à la dérive ou pris dans des eaux intérieures sinueuses.

© Hochschule RapperswilHSR a développé un logiciel de commande intuitif pour les drones du centre de sauvetage alpin Schwägalp-Säntis.HSR a développé un logiciel de commande intuitif pour les drones du centre de sauvetage alpin Schwägalp-Säntis.Un œil volant pour les forces d'intervention

Des recherches intensives sont également menées en Suisse sur des drones de sauvetage. Au sein de la Hochschule für Technik (HSR ) (Université de sciences appliquées) de Rapperswil, les développeurs du Forschungsinstitut für Laborautomation und Mechatronik (ILT) (Institut de recherche en automatisation des laboratoires et mécatronique) travaillent dans le cadre d’un projet pour armasuisse W+T sur une interface homme – machine d’un nouveau genre, qui permettra de mieux contrôler les drones et  d’agir en « bande » grâce à un échange de données en temps réel. En cas de catastrophe sur terre, en mer et dans les airs, ils seront capables de rechercher conjointement et simultanément des blessés, de créer des cartes 3D du terrain et de contrôler les lignes électriques aériennes.

Un logiciel de commande intuitif a également été développé au sein du HSR pour les drones du centre de sauvetage alpin Schwägalp-Säntis. Grâce à une application internet, il suffit de définir sur une carte le plan de vol prévu à l’aide d’un écran tactile – et le drone se rend tout seul sur la zone de recherche. C’est très simple et économique – et utile lorsque les conditions météorologiques ne permettent pas d’intervenir par hélicoptère. Ou pour effectuer des recherches dans des zones qui présentent des risques élevés pour les hommes et les chiens de sauvetage, voire qui ne leur sont pas accessibles.

Selon les médias, la police cantonale d‘Appenzell-Innerrhoden serait également intéressée par ce projet. Thomas Zimmermann, le spécialiste des drones, envisage ici d’utiliser des drones pour effectuer des relevés de situation à grande échelle, pour estimer des dommages en cas d’évènement naturel ou pour rechercher des personnes disparues.

© Pressebild Hersteller (DJI)DJI « Mavic 2 Enterprise » développé pour les services d‘intervention peut être équipé d’une caméra thermique et d’un projecteur de recherche. Replié, il est compact et se range avec ses accessoires dans une valise. En intervention, il est cependant extrêmement performant.DJI « Mavic 2 Enterprise » développé pour les services d‘intervention peut être équipé d’une caméra thermique et d’un projecteur de recherche. Replié, il est compact et se range avec ses accessoires dans une valise. En intervention, il est cependant extrêmement performant.Des drones pour la police et les gardes-frontières

En plus des nombreux corps de police suisses, les gardes-frontières misent également sur ces assistants volants, en grande partie sur les recommandations d’un groupe de travail de la Conférence des Commandants des Polices Cantonales de Suisse (CCPCS). Dans la vallée du Rhin de Saint-Gall, le commandement du Corps des gardes-frontières III, soutenu par l'armée de l'air suisse, utilise des drones pour lutter contre le trafic organisé et le crime transfrontalier. Les drones, qui volent de nuit pour des raisons tactiques, ont pu mettre en évidence à maintes reprises des infractions aux dispositions douanières et sur la TVA et ils ont pu retrouver les véhicules recherchés.

Des mini-drones pour les pompiers et les militaires

Aux États-Unis comme en Norvège, les militaires et les pompiers civils font confiance à des mini-drones ultralégers pour obtenir la vue d’ensemble d’un lieu d’intervention –dans des situations où l’homme ne peut pas agir, pour des raisons de menaces, de chaleur, de radiations ou de vapeurs toxiques.

Le drone « Black Hornet » a été développé par le prestataire norvégien Prox Dynamics et racheté fin 2016 par FLIR. Depuis, il a été équipé des caméras infrarouges les plus performantes. La troisième génération de Black Hornet présentée sur Enforce Tac à Nuremberg pèse 32 grammes, et sa conception modulaire permet une maintenance et des réparations rapides. Ce drone offre un grand espace de stockage pour les points de cheminement ou la cartographie et il maitrise la navigation sans GPS, basée sur la vidéo. Son rayon d’intervention est d’environ 2 kilomètres, la durée de vol maxi. est de 25 minutes. Il se commande via une petite télécommande ; les photos fournies sont en 1 200 x 1 600 pixels et pour l’infrarouge en 120 x 160 pixels. Les militaires américains sont absolument convaincus du « Black Hornet ». FLIR a confirmé en février 2019 une commande de l’armée américaine pour un montant de presque 40 millions de dollars (environ 32 millions d’euros) pour une armada de
8 000 Nanocoptères haute performance.

© Berufsfeuerwehrverband KufsteinEn Autriche, une équipe de spécialistes des drones de la fédération des sapeurs-pompiers professionnels de Kufstein a démontré que contrairement aux hélicoptères, les drones pouvaient voler et être utiles dans une tempête de neige.En Autriche, une équipe de spécialistes des drones de la fédération des sapeurs-pompiers professionnels de Kufstein a démontré que contrairement aux hélicoptères, les drones pouvaient voler et être utiles dans une tempête de neige.En Autriche, une équipe de la fédération des sapeurs-pompiers professionnels de Kufstein a démontré à quel point les drones pouvaient être utiles. En janvier 2019, alors que des tempêtes et des chutes de neige ont envahi l’Autriche, TIWAG a annoncé aux sapeurs-pompiers une panne sur une ligne haute tension de 100 kV. L’emplacement de l’incident n’était pas exactement connu, la zone forestière était difficile d’accès et dangereuse sur un plan topographique pour la troupe d’intervention en raison de chutes d’arbres et d’environ 1,5 mètre de neige. À cause des fortes chutes de neige, l’hélicoptère n’a pas pu décoller. L’équipe de drones des sapeurs-pompiers a été en mesure de localiser rapidement et sans risque l’emplacement de l’incident et ainsi de diriger la troupe d’intervention sur les lieux de manière beaucoup plus sûre.

 

Lukas Müller, directeur des services d’information de la Rega, est persuadé qu’une conduite du changement réussie ne fonctionne que si les utilisateurs font « partie du voyage ». Il a pris cela très à cœur au moment de la migration vers la centrale d’intervention hélicoptères (CIH) du futur. Monsieur Müller, dans le cadre du projet Rega « CIH d’avenir », vous avez demandé à vos partenaires,...
Nous rions régulièrement des lois plus ou moins grotesques en vigueur à l’étranger, notamment aux USA. Mais, ici aussi, les pusillanimes imaginent les choses les plus insolites et la bureaucratie s’en donne ici ou là à cœur joie. La vie en Suisse est réglée par des milliers de lois et d’ordonnances au niveau fédéral, notamment dans les contrats d’État et le droit national, ainsi qu’à l’échelon...
Lorsque des arbres tombent sur des maisons, des rues ou des chemins suite à une tempête, de fortes chutes de neige ou d’autres événements naturels, les pompiers sont souvent obligés d’intervenir. C’est lors d’un cours pilote, dispensé par le garde forestier de triage Claude Engeler basé à Fischingen, que les officiers du corps des pom­piers de Sirnach ont appris quels sont les dangers pouvant...
Dans un rapport établi par le WEF et la « Nuclear Threat Initiative » et publié en préalable au Forum Économique Mondial 2020 à Davos, les spécialistes en biotechnologie réclament l’élaboration d’un cadre international appliqué au dépistage de l’ADN artificiel, dont l’objectif est de se prémunir contre des accidents biologiques catastrophiques ou même des actes de terrorisme biologique ciblés....
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